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Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), le plateau des Glières fut choisi dès janvier 1944 par les Alliés pour parachuter des armes destinées à la Résistance haut-savoyarde. 465 jeunes combattants ont dédié leur vie à lutter pour la liberté.

Le maquis des Glières est un mouvement de résistance française ayant opéré entre le 31 janvier et le 26 mars 1944. En histoire, le maquis désigne les refuges des résistants situés dans des zones difficiles d’accès, où les résistants, surnommés maquisards, organisent des actions contre les Allemands. Ce maquis a été créé par l’Armée secrète et fut dissous après avoir été encerclé et pourchassé par la Milice et la Wehrmacht.

La fonction de refuge du plateau des Glières s’est vite imposée, à cause de sa proximité avec la Suisse, où pouvaient s’abriter des Juifs, des militaires ou des résistants. Le premier parachutage a lieu le 21 mars 1943. Début février 1944, les chefs départementaux de l’Armée secrète (AS) décident même d’y installer une base d’opérations en vue de harceler les Allemands.

De nombreux combattants de l’AS se rassemblent sur le plateau et, à la mi-février 1944, ils sont assiégés. Le 26 mars, trois bataillons de chasseurs de montagne de la Wehrmacht et des groupes de miliciens attaquent le plateau. La bataille se solde par une victoire militaire allemande et vichyste. Les forces engagées comptent environ 465 hommes des FFI face à près de 4 500 hommes du Reich allemand et 2 000 Français (Milice française, Garde mobile, Groupes mobiles de réserve), ainsi que des membres de l’AS, de l’ORA et des FTP. Le bilan s’élève à 74 morts, dont 20 civils, 3 du côté allemand et 38 du côté des FFI.

Le plateau des Glières est devenu un lieu historique majeur de la Seconde Guerre mondiale, où se dresse aujourd’hui le Monument national à la Résistance, réalisé par le sculpteur Émile Gilioli.

Page écrite par Estelle Marcon, élève des ateliers pédagogiques de PMF74

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